Je suis toujours surprise en voyant les gens passer quotidiennement devant un théâtre, un musée... sans jamais y entrer. Ce dispositif interroge ce phénomène : comment passer tous les jours à côté d’un lieu public sans avoir la curiosité de voir ce qui se trame à l’intérieur ? Notre boîte, parce qu’elle est de passage, éphémère et mobile, intrigue et force un peu plus la curiosité qu’un bâtiment durable et estampillé.
In-Two, sorte de confessionnal, s’introduit dans l’espace public et entraîne un autre rapport à la ville et à ses habitants. Il crée des moments inattendus et intimes dans notre environnement habituel. Des moments d’échanges, suspendus au milieu de la vie qui court. Une proposition pour que les mots des auteurs aillent se promener dans la ville au creux des oreilles des passants, pour que les mots résonnent dans la vie de ces passants qui, pour un instant, ne passent plus mais s’arrêtent et écoutent.
L’origine du projet vient peut-être de ma fascination pour les histoires des gens, pour les secrets de chacun. Est-ce cette attirance que j’ai pour ces histoires secrètes qui conduit chaque jour des personnes que je ne connais pas à déposer au creux de mes oreilles des histoires personnelles, des secrets de leur existence ?
Des confidences que je reçois et que je garde précieusement, qui me relient à des personnes inconnues. Cette boîte, c’est aussi l’envie d’un moment de partage, d’une rencontre entre un acteur et un spectateur.
Rien de spectaculaire, ni d’héroïque. Le théâtre permet encore cela grâce au pouvoir du jeu de l’acteur, pouvoir de nous faire croire à tout, enfin à presque tout.
In-Two est un objet théâtral, mais il joue aussi avec ce que nous ont proposé au fil du temps la psychanalyse, la religion, les boudoirs.
In-Two, c’est aussi l’envie et l’occasion de continuer à compagnonner avec des auteurs vivants, de travailler dans un échange entre l’écriture et les acteurs, et d’immiscer des textes d’auteurs contemporains dans l’espace public.
In-Two, c’est une envie de provoquer des rencontres intimes dans un espace quotidien.
In-Two, c’est un projet qui tisse des liens, l’air de rien.
In-Two, c’est un projet à la fois minimaliste et pharaonique. Car un acteur-un spectateur, cela veut dire une jauge de 10 spectateurs par heure pour 1 acteur. 1 acteur joue 3 heures par jour. 3 acteurs jouent 3h par jour soit 9 heures de jeu pour 90 spectateurs.
In-Two, c’est une recherche sur un jeu pour l’acteur qui flirte avec le non-jeu, tout en étant très esthétique.
In-Two, c’est une expérience pour les spectateurs et une performance pour les acteurs.

création 2017 - commande de texte

IN-TWO

Théâtre en boîtes pour passants

Textes de Marion Aubert, Cédric Bonfils, Céline De Bo,

Louise Emö, Sylvain Levey, Catherine Monin, Catherine Zambon

Mise en boîte : Alexandra Tobelaim
Scénographie : Olivier Thomas
Avec Mathieu Bonfils, Lucile Oza ou Valentine Basse, Elisa Voisin

Production : Compagnie Tandaim

Coproduction : Pronomades, Centre National des Arts de la rue en Haute-Garonne, Théâtre Joliette-Minoterie- Scène conventionnée pour les expressions contemporaines- Marseille, ORPHÉON – la Seyne-sur-Mer, dans le cadre d’une résidence d’écriture soutenue par la DRAC et la Région PACA, Châteauvallon, scène nationale dans le cadre d'une résidence de création.
Avec le soutien de : Lieux Publics- centre national de création en espace public – Marseille, La Chartreuse – centre national des écritures du spectacle – Villeneuve-lez-Avignon, Théâtre La passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du sud et de l'ADAMI.
Ce projet a reçu le soutien de la fondation SNCF.
La compagnie Tandaim est soutenue par la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, et conventionnée par la DRAC PACA et la ville de Cannes.

Diffusion du spectacle :

compagnie Tandaim  - contact@tandaim.com

© 2016 - compagnie Tandaim

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